La Direction Générale de Suez vient d’annoncer une nouvelle stratégie ambitieuse dont l’un des axes principaux est d’accélérer la croissance à l’international : gagner de nouveaux marchés d’infrastructures dans l’eau et des déchets.
Ces activités, fondamentales pour le Groupe, sont portées au quotidien par les salariés d’E&C.
Mais cette ambition s’accompagne d’un plan massif de réduction des coûts :
- Baisse des frais généraux et des fonctions supports,
- Gel des recrutements,
- Pression accrue sur les équipes existantes.
En clair : plus de travail, moins de moyens.
Et pour “tenir les objectifs”, un nouvel acteur entre en scène : l’Intelligence Artificielle (IA)
L’IA, SOLUTION MAGIQUE OU MIRAGE ?
L’IA est présentée comme une solution miracle pour la productivité et l’agilité, mais la réalité est dure : surcharge, intensification du travail, emplois menacés, perte d’autonomie, et impacts sur l’organisation du travail.
Mal encadrée, elle devient un outil de contrôle qui fragilise les salarié·es et dégrade leur santé.
La vraie question n’est pas quelle IA ? Mais au service de qui ?
Ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais la manière dont elle est conçue et imposée.
L’IA n’est pas infaillible : elle peut inventer, générer des erreurs graves, surtout sans contrôle humain.
Le débat sur le contrôle humain et la responsabilité partagée doit être mené entre la Direction et les Organisations Syndicales.
UNE TRANSITION NUMÉRIQUE À ENCADRER, PAS À SUBIR
Parce que l’IA touche à nos métiers, à nos données et à notre santé, les salariés et leurs représentants doivent être pleinement associés à chaque étape :
- Analyse des besoins métier.
- Transparence sur les algorithmes et les données utilisées.
- Inclusion dans le développement et le déploiement
- Évaluation de l’impact sur les conditions de travail, l’organisation du travail, la charge mentale et la sécurité.
Une IA non encadrée, c’est un risque pour les salariés, mais aussi pour l’entreprise elle-même : dérives managériales, pertes de compétences, atteintes à la qualité des projets et des usines.
POUR UNE TRANSITION NUMÉRIQUE ÉMANCIPATRICE
Nous refusons une transformation menée au nom de la rentabilité, au détriment des conditions de travail et de la santé.
Nous voulons un futur où la technologie sert les salarié·es, pas l’inverse.
L’Ugict-CGT Suez appelle la Direction à ouvrir un véritable dialogue social sur la transition numérique et l’usage de l’IA.
Une transition guidée par la responsabilité, l’éthique et la participation des salariés, pas par la seule logique de rentabilité.
ENSEMBLE, CONSTRUISONS UN AVENIR JUSTE ET ÉMANCIPATEUR !
Venez échanger avec nous : partagez vos expériences, vos craintes, vos idées.
