TRAVAILLEURS SANS PAPIERS, SOUS-TRAITANCE, VIGILANCE : DE QUOI PARLE-T-ON ?

Suite aux mobilisations devant le site Altiplano, nous souhaitons informer les salarié·es de Suez sur les enjeux sociaux et syndicaux soulevés par l’emploi de travailleurs sans papiers par un sous-traitant du secteur des déchets.

Une situation connue dans la branche professionnelle déchets

Des travailleurs sans papiers employés par NTI, prestataire dans le recyclage, sont intervenus sur des sites liés à plusieurs grands groupes : Suez, Veolia, Paprec, Urbaser

Cette situation a été abordée en commission paritaire de branche, en présence de l’ensemble des organisations syndicales représentatives, dont la CGT.

Comment la CFTC, Organisation Syndicale active dans cette branche peut-elle découvrir le sujet et accuser les représentants CGT affiliés à d’autres branches (Métallurgie et Construction) de manque de transparence ?

Les travailleurs concernés ont été accompagnés, à leur demande, par la Fédération CGT des Transports, compétente dans la branche professionnelle.

Sous-traitance et devoir de vigilance : une question majeure

Le Comité d’Entreprise Européen a alerté sur les effets de l’externalisation dans le cadre de son avis sur le rapport de durabilité (Directive CSRD), 2 avril :

« Elle affaiblit les droits sociaux. Des garanties sont nécessaires pour faire respecter les droits humains et environnementaux sur toute la chaîne de valeur. »

Nos questions étaient, entre autres : Quelles mesures de vigilance le Groupe Suez applique-t-il à ses sous-traitants ? Quels engagements pour garantir un salaire décent partout ?

La CGT demande plus de transparence et une implication renforcée des instances centrales et Groupe sur ces sujets.

Défendre tous les travailleurs, refuser l’exploitation humaine

Ces situations d’exploitation ne sont pas des accidents, mais le résultat d’un système économique qui pousse à externaliser pour réduire les coûts, au détriment des droits humains.

Dans ce contexte, la CGT rappelle l’importance du devoir de vigilance : les entreprises doivent être tenues responsables des pratiques de leurs sous-traitants, en France comme à l’étranger.

La directive européenne CS3D vise justement à renforcer ces obligations. Elle doit être défendue : pour que tous les travailleurs de la chaîne de valeur soient protégés, et pour empêcher que des êtres humains soient traités comme de simples ressources jetables.

La CGT continuera à porter cette exigence, en lien avec ses représentants dans les instances européennes, nationales et de branches.

S’organiser collectivement, c’est refuser l’injustice et l’exploitation. C’est se donner les moyens de défendre les droits de toutes et tous, de gagner des avancées concrètes, et de construire un monde du travail plus juste et solidaire.

 

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