ALERTE FACE À L’URGENCE CLIMATIǪUE

Les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2023, et nous ne pouvons plus les freiner suffisamment pour évi- ter que le seuil des 1,5°C fixé par les Accords de Paris ne soit dépassé. La dégradation de notre planète continue d’être promue par des dirigeant·es internationaux qui n’ont que les intérêts financiers des multinationales en tête, et qui minimisent la crise écologique que nous subissons.

UN ISOLEMENT MANAGÉRIAL ACCRU

La réduction du rôle des institutions repré- sentatives des travailleurs (CSE, CSA ou CST) sur les questions environnementales signifie moins de relais au sein de l’entreprise ou de l’administration pour aider à sensibiliser aux enjeux environnementaux, et porter col- lectivement des revendications. Nous serons donc livré·es à des arbitrages contradictoires entre objectifs économiques, responsabilité environnementale et impacts sociaux, sans cadre clair de concertation.

NON AU DÉTRICOTAGE DU DROIT DE L’ENVIRONNEMENT !

La France n’échappe pas à ce contexte interna- tional, ni aux discours et politiques anti-scienti- fiques. Les lois Duplomb et de Simplification qui sont présentées comme de vulgaires ajustements techniques pour « simplifier » les normes, parti- cipent en réalité à un démantèlement en règle des protections environnementales, et à l’affaiblisse- ment des obligations des entreprises. En tant que travailleur·ses qualifié·es i responsabilité, nous sommes aujourd’hui pris·es en étau entre des in- jonctions économiques de plus en plus brutales et des exigences environnementales et sociales urgentes.

MOINS DE TRANSPARENCE, PLUS DE RISǪUES

Les procédures d’évaluation environnementale sont réduites, les études d’impact allégées, les procédures de participation citoyenne sont at- taquées : nous serons confronté·es à des prises de décisions plus rapides et donc plus risquées, sans analyse approfondie des effets à moyen et long terme. Et en tant que cadres et professions intermédiaires, nous portons la responsabilité de projets dont l’impact réel peut être incontrôlé et risqué juridiquement.

UNE MISE EN CAUSE DE L’ÉTHIǪUE PROFESSIONNELLE

La simplification par le bas heurte les valeurs de rigueur, de responsabilité et de sens que beaucoup d’ingés, cadres et techs défendent au quotidien. Ces lois renforcent une logique court-termiste qui dégrade le sens du travail, éloigne les collectifs de décision, et affaiblit la capacité à construire des stratégies robustes et à la hauteur des défis.

L’UGICT-CGT ALERTE SUR CES DÉRIVES  ET PROPOSE UNE AUTRE VOIE

Nous portons un projet de société dans lequel les stratégies des entreprises et les politiques publiques doivent intégrer aux enjeux économiques les enjeux environnementaux. Les ingés, cadres et techs doivent pouvoir participer à l’élaboration des décisions à partir de leur expertise professionnelle, et les instances re- présentatives des travailleurs·ses doivent disposer de nouveaux pouvoirs d’intervention !

REPRENDRE LA MAIN SUR NOTRE TRAVAIL

Mais il n’y a pas de fatalité : pour changer la donne, nous devons collectivement reprendre la main. Vous pouvez venir échanger avec nous et discuter des actions concrètes que nous pouvons déployer ensemble chez Suez. Vous pouvez aussi soutenir les initiatives de vos élus et mandatés Ugict-CGT, que ce soit au niveau de notre CSE ou à l’échelle du Groupe, notamment au Comité d’Entreprise Européen (CEE). C’est en nous mobilisant ensemble, en nous organisant et en pesant sur les choix stratégiques que nous pourrons imposer des alternatives écologiquement et socialement justes. Rejoignez-nous pour construire un avenir compatible avec les exigences climatiques et les droits des salarié·es !

L’UGICT-CGT APPELLE LES CADRES ET PROFESSIONS INTERMÉDIAIRES À PARTICIPER À LA TRANSFORMATION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LEUR ENTREPRISE OU ADMINISTRATION, ET À SE MOBILISER CONTRE LES LOIS DUPLOMB ET DE SIMPLIFICATION, ET REVENDIǪUE :

Le renforcement du droit d’alerte environnemental, avec notamment la mise en place d’un droit de refus et du droit de proposition d’alternative pour les travailleur·ses et leurs représen- tant·es dans les instances de représentation du personnel ;

  • Un renforcement du rôle des CSE, CSA et CSCT sur les questions environnementales, avec expertise indépendante et consultation obligatoire ;
  • Des formations obligatoires à la transition écologique pour l’encadrement, financées par les employeurs ;
  •  A minima, une participation des salarié·es à 50% dans la gouvernance des entreprises afin d’y intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les choix stratégiques ;
  • Des espaces de débat et de décision partagés, où les ingés, cadres et techs peuvent porter leur vision d’un management responsable et soutenable ;
  • Le renforcement des services publics, tel que l’Office français de la biodiversité (OFB), avec un ministère de plein exercice « technique et scientifique » en charge de l’environnement ;
  • La mise en œuvre de politiques publiques de rupture sur l’utilisation des énergies fossiles, le productivisme, le consumérisme et l’extractivisme.

Notre Tract est disponible ICI

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